
Canada et États-Unis : entre stabilisation et disparités régionales
À l’approche de la mi-année 2025, les marchés immobiliers du Canada et des États-Unis affichent des signes de stabilisation, tout en présentant des variations régionales notables. Pour les investisseurs canadiens et les aspirants propriétaires, comprendre ces tendances est essentiel pour prendre des décisions éclairées.
Marché immobilier canadien : des signes de stabilisation
Vue d’ensemble nationale
En avril 2025, les ventes de maisons au Canada sont restées pratiquement stables, avec une légère baisse de 0,1 % par rapport à mars, pour un total de 35 834 transactions. Ce chiffre représente toutefois une baisse de 7,5 % par rapport à avril 2024.
Le prix moyen national des propriétés a légèrement augmenté pour atteindre 679 866 $, contre 678 331 $ en mars. Cela demeure néanmoins une diminution de 3,9 % sur une base annuelle.
Faits saillants par région
- Ontario : Les ventes résidentielles ont progressé de 1,1 % d’un mois à l’autre, signe d’une activité modérément en hausse.
- Québec : Les ventes ont augmenté de 2,0 % par rapport à mars, révélant un regain d’intérêt des acheteurs.
- Colombie-Britannique : Les ventes ont connu une baisse mensuelle de 2,3 %, reflétant des fluctuations propres à la province.
Le taux de ventes par rapport aux nouvelles inscriptions s’est établi à 46,8 %, ce qui correspond à un marché équilibré.
Marché immobilier américain : des signaux contrastés
Ventes de logements existants
En avril 2025, les ventes de logements existants aux États-Unis ont diminué de 0,5 % par rapport au mois précédent, atteignant un taux annuel désaisonnalisé de 4,00 millions d’unités. Cela représente une baisse de 2,0 % sur un an.
Ventes de maisons neuves
À l’inverse, les ventes de maisons unifamiliales neuves ont grimpé de 10,9 % en avril, atteignant un rythme annualisé de 743 000 unités. Cela constitue une hausse de 3,3 % par rapport à avril 2024.
Le prix de vente médian des maisons neuves s’est établi à 407 200 $ US, soit une hausse de 0,8 % par rapport à mars, mais une baisse de 2,0 % sur un an.
Ce qu’il faut retenir pour les investisseurs canadiens
- Stabilité du marché : Les deux pays affichent une relative stabilité, tant au niveau des prix que des volumes de ventes.
- Opportunités régionales : L’Ontario et le Québec présentent une croissance légère, ce qui peut offrir des possibilités d’investissement intéressantes.
- Marché des maisons neuves aux États-Unis : La hausse des ventes dans ce segment reflète un regain de dynamisme pouvant attirer les investisseurs transfrontaliers.
Conclusion
Les marchés immobiliers du Canada et des États-Unis traversent une phase d’ajustement et de stabilisation. Pour les investisseurs canadiens et les futurs propriétaires, suivre ces tendances est essentiel pour prendre des décisions stratégiques en 2025.
